THE HIGH SEAS.
Philippe Cousin
Dans le Donegal la famille Ó Maonaigh est incontournable.
Après la tante Mairéad (Altan), le neveu Ciarán est lui aussi tombé dans le chaudron musical dès le berceau et il a déjà plusieurs albums à son actif, sous son nom propre, avec le groupe Fídíl, avec sa jeune femme Caitlín Nic Gabhann ou dans le groupe familial Na Mooneys.
Il revient cette fois en trio avec à ses côtés la blonde Caitlín au concertina et le tout jeune Cathal Ó Curráin au bouzouki, fiddle et chant. A tout juste dix-neuf ans, ce dernier est encore étudiant et a été baigné dans la culture du Donegal depuis l’enfance, chantant déjà en session à l’âge de dix ans. Il joint désormais son talent d’instrumentiste et de chanteur au couple Ó Maonaigh dans le trio The High Seas.
Onze titres, six instrumentaux et cinq chansons sur lesquelles Cathal donne à entendre une voix délicate, presque juvénile, mais qui n’a rien à envier à celle de chanteurs plus chevronnés. Il a d’ailleurs apporté un certain nombre de chansons, telle Níl Cailín Óg Níos Deise, chanson d’amour écrite par un soupirant émigré en Angleterre à sa propre grand-mère.
Autre chanson emblématique The Road to Donegal qui conte le voyage en bus depuis Glasgow jusqu’à Gaoth Dobhair, un trajet familier aux habitants du comté. Et puis le standard An Cailín Rua, la fille aux cheveux roux.
Ciarán au fiddle et Caitlín au concertina ne sont pas en reste et accompagnent fort bien leur jeune collègue. Reels, strathspeys et valses sont de la partie et permettent de percevoir de loin en loin les pas de danseuse de Caitlín rythmer quelques airs.
Énergie, chaleur, enthousiasme, brillance sont quelques-uns des qualificatifs qui pourraient accompagner ce disque superbe. The High Seas s’est déjà produit en Bretagne à la Bono Winter School, une rencontre dont ils sont des habitués. Guettez donc leur futur passage par chez nous.
Autoproduit C&C2 - www.thehighseas.ie



