NUADÁN
Dén Díobháil
Philippe Cousin
A l’origine était une fratrie, Cárthach, Pax et Macdara Ó Faoláin, tous élevés dans la riche tradition musicale d’An Rinn, la région de Waterford dans le sud-est de l’Irlande.
En 2013 ils gagnent un concours pour jeunes musiciens Siansa Gael. C’est là qu’ils font la rencontre de Iarlaith MacGabhann, originaire de Dublin. Et quelques années plus tard naît le groupe Nuadán qui a enregistré un album plutôt confidentiel en 2016. Ils reviennent cette fois avec du lourd, Dén Díobháil, un album de quatorze titres et pas moins de vingt-six instrumentaux et quatre chansons en irlandais et en anglais.
Ce jeune groupe fort talentueux s’efforce de perpétuer la tradition dans laquelle ils ont grandi, tout en y ajoutant de-ci, de-là, quelques touches personnelles originales. Leur respect et leur empathie pour la musique de leur région d’origine est flagrant, profondément ancrés qu’ils sont, dans cette Gaeltacht. Jouant d’un vaste panel d’instruments, accordéon diatonique, mélodéon, fiddle, bodhrán, bouzouki, flûte et piano, chaque membre du groupe apporte une saveur qui lui est propre, ce qui donne à leur musique une impression de fraicheur et d’énergie.
A côté des airs traditionnels, deux compositions de Pax, Corr Réisc Na Gcéimeannaet Cosán Shíobhra. On retiendra aussi plusieurs airs populaires dans les sessions : Trim the Velvet Jig, Napoleon Crossing the Rhineou Laurel Tree. L’une des caractéristiques de leur musique, c’est de merveilleux arrangements et surtout une rythmique entrainante. Le jeu d’accordéon de Cárthach mérite également d’être souligné. Intime et authentique, compacte et diverse, pleine de grâce, on a à faire ici à « The Pure Drop ».
Si j’ajoute qu’ils revendiquent l’influence de Planxty, Dé Dannan ou Bothy Band, inutile d’insister pour dire qu’ils ont eux aussi tout des grands et nul doute qu’on entendra parler d’eux encore quelques années.
Autoproduit – nuadantrad@gmail.com



