Aller au contenu
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies notamment pour réaliser des statistiques de visites afin d’optimiser la fonctionnalité du site.
Des mondes de musiques

 En lisant avec gourmandise les articles de 5planètes.com, vous pouvez écouter Canal Breizh, en cliquant sur le logo.

BRIAN FINNEGAN

Hunger of the Skin

Philippe Cousin

Onze ans après le magnifique The Ravishing Genius of Bones, le flûtiste Brian Finnegan nous propose Hunger of the Skin, un album conçu pendant les longs mois où il s'est retrouvé confiné chez lui, dans la campagne de comté d'Armagh en Irlande du Nord.

A une époque de distanciation sociale, Brian a exprimé avec force le besoin de contact humain, puisque le titre de l'album (Faim de la peau) provient d'un des nombreux passages parlés du disque. Un album qui est une célébration de la connexion physique et de l'émotion.

Membre de Flook depuis plus de vingt-cinq ans mais également du trop bref groupe Kan et d'Aquarium, formation de rock aux côtés du Russe Boris Grebenshikov, Brian nous présente son troisième album solo, qui repousse encore plus loin les limites de sa musique avec neuf morceaux expérimentaux fortement influencés par les genres musicaux les plus divers. Sur cet album, ce n'est plus vraiment du folk mais plutôt une musique instrumentale extrêmement ambitieuse et virtuose.

Aux côtés de Brian, pas moins de vingt-cinq musiciens invités, dont ses compagnons de Flook - Sarah Allen, Ed Boyd et John Joe Kelly. Et puis Seán Óg Graham qui a enregistré et produit l'album, et deux incontournables, Liam Bradley dont les percussions laissent une empreinte durable sur l'ensemble de cet opus et Patsy Reid au fiddle et cordes variées.

Il n'y a pas de chansons mais les voix sont un élément essentiel avec plusieurs poèmes intégrés à la musique : Dust - An Damhsa Dubh, poème en irlandais écrit et dit par Gearóid MacLochlainn. Ainsi que Dare, composé par Morna, la sœur de Brian, véritable plaidoyer pour que nul n'oublie le pouvoir du bien qui découle du contact humain. C'est encore la saveur pop et la touche indienne de Fathom ou le côté jazzy de Flow, In the Year of Wu Wei.

Bien que différent de son précédent album, Hunger of the Skin représente une nouvelle étape dans la carrière d'un artiste qui a toujours été à l'avant-garde de la musique irlandaise.

 

Autoproduit https://www.brianfinneganmusic.com